Carnaval de Binche

Même si je n’aime pas trop raconter ma vie sur mon blog… je dois quelques explications à mes lecteurs qui voudraient suivre un peu les articles.  Après Buenos Aires, Marseille et Paris je vais continuer mes petits articles à partir de Bruxelles ! Et oui je vais rester ici au moins un an. On est d’accord, la Belgique n’est pas la destination la plus exotique et souvent j’oublie que je ne suis plus en France, mais heureusement il y a  les « nonante » et les « septante » de mes fournisseurs pour me rappeler que je suis en terre étrangère.

J’aurai peut être préféré être à Rio de Janeiro mais bon on fait avec les moyens du bord. Du coup pour Mardi Gras  je suis allée fêter le Carnaval de Binche qui a été classé en 2003 comme patrimoine mondial par l’UNESCO en tant que chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité. Les préparatifs commencent quelques semaines auparavant mais c’est le mardi gras qu’on assiste à la cérémonie la plus importante. Les Gilles (hommes et enfants déguisées avec des costumes rembourés de paille, très sexy d’ailleur 😉 ) dansent, ou plutôt piétinent, au rythme des fanfares histoire de lutter contre le froid jusqu’à ce qu’il se retrouvent tous sur la Grand Place de Binche.

D’après un Gille que nous avons croisé dans un bar, l’origine de ces personnages et des festivités remonte au XVI ème siècle lorsque Marie de Hongrie en l’honneur de son frère Charles Quint et de son fils Philippe II d’Espagne organise cet événement dans le but de  les éblouir. Il existe différentes versions sur l’origine de ce carnaval mais celle ci parait comme l’une des plus probables.

Voici une photo d’un groupe d’Arlequins qui font partis des sociétés également présentes dans le défilé. Les paniers qu’ils tiennent ont servi à garder les oranges qu’ils ont lancé l’après midi, mais que j’ai raté… Peut être que l’année prochaine je prendrais un jour de congé Carnaval pour voir l’ensemble des étapes :).

Arlequin de Binche


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L’art moderne flamand

La nature a toujours inspiré les artistes mais certains l’utilise comme matière première de leurs œuvres d’art.

Jan Fabre, artiste Belge né en 1958 à Anvers, utilise les scarabées comme matière créatrice. « Le globe » œuvre verdoyante exposée au  Musée d’Art Moderne de Bruxelles dresse les poils de certains et fascine les autres. De loin on ne peut être qu’attirai par les reflets irisés allant du vert au bleu de ce globe… mais il suffit de s’approcher pour être aussi vite repoussé par les milliers de coléoptères collés sur la surface. Une des œuvres les plus célèbres de Jan Fabre est le revêtement du plafond de la salle des Glaces du Palais Royal de Bruxelles, inauguré en octobre 2002.

Globe Jan Fabre Bruxelles

Jan Fabre est aussi un metteur en scène assez controversé. Ses œuvres peuvent être considérées par certains comme particulièrement choquantes et déchaînent à chaque fois les passions dans le public. Images crues, corps dénudés, sexe, scatologie, violence. Il est considéré comme un des artistes les plus polémiques de ces dernières années.

A voir pour se faire sa propre opinion, personnellement j’ai bien aimé le globe recouvert de scarabées…vu que je collectionnais ces petites bestioles quand j’étais petites ça ne m’a pas trop choqué.


Un petit acte…

Extrait de Messieurs les enfants de Daniel Pennac avec lequel j’ai bien commencé ma journée, comme quoi les paroles peuvent aussi se transformer en actes …

« – Je ne crois qu’aux actes, mon amour. Aux petits actes. Les tout petits. Les chiants. Ceux qui font le bonheur du jour et du périmètre, pas plus. Quant aux paroles… Nous avons beaucoup parlé, ma génération et moi, beaucoup, vraiment… Tu vois le résultat ?

– Et les sentiments ? demandait Tatiana.

– Des sensations qui ont pris la parole.

– C’est agréable à entendre. Vive l’amour…

– L’amour, mon amour, est une somme de petits actes qui racontent en silence une histoire précaire…

– Et si on s’offrait un petit acte, là, maintenant, pour corser l’addition ? « 

Una Quilmes por favor ?

J’avais presque oublié le nom de cette bière que j’ai bu pendant 6 mois dans sa version d’un litre à Buenos Aires… mais il a suffit de déguster quelques gorgées pour retrouver le goût de la Quilmes à Paris. Et oui on peut trouver dans le 17ème arrondissement un bar fort sympathique où l’on peut se remémorer les soirées avec le Fernet con cola et quelques empanadas… le tout sous le regard de Gardel peint avec les couleurs traditionnelles du Fileteado. Par contre n’attendez pas à entendre du tango mais plutôt un bon mélange de rock, salsa, reggae ou cumbia bref un peu de tout.

Si vous êtes en manque d’Argentine passez faire un tour du lundi au vendredi au Farolito :
62 rue Legendre
75017 Paris
Metro Rome L2
Tél: 01 47 63 30 46

The italian man who went to Malta

Blague du jour envoyée par Cerise qui est en Erasmus au Portugal et se sent un peu comme ce Son of a beach 😉

Leonera de Pablo Trapero

leonera-pablo-traperoAprès avoir vécu six mois en Argentine, impossible de ne pas continuer à s’intéresser à ce pays. En général les films Latino Américain ne sont pas les vedettes dans les salles de ciné à Paris… mais en ce moment ils passent Leonera un film argentin plein d’amour. Martina Gusman intreprète le rôle de Julia Zarate, une jeune femme qui donne naissance à son fils dans une prison de Buenos Aires et fera tout pour rester avec lui.

Le réalisateur argentin Pablo Trapero nous montre le monde de ces femmes qui vivent leur maternité d’une façon assez particulière. La loi leur permettant de garder leur enfant en prison jusque l’âge de 4 ans, il se pose alors la question de savoir ce qui est le mieux pour l’enfant et pour la mère. Si vous voulez en connaitre plus sur ce réalisateur allez jeter un œil sur le blog  du Petit Hergé.

Voici la bande annonce du film, à voir absolument en V.O. pour écouter l’accent porteño !

L’ORTS un nouveau concept audiovisuel

Cette après-midi les députés de gauche à l’Assemblée Nationale dénoncent la création de l’ORTS « Office de Radiodiffusion Télévision Sarkozienne » en opposition à l’ORTF F pour Française, créé en 1967 et supprimé en 1974.  Et oui nous avons de la chance d’avoir un président qui sait tout faire… voici quelques images à prendre avec humour 🙂

le-nouveau-film-de-nicolas-sarkozy-la-chute

la-popularite-de-nicolas-sarkozy

sarkozy-nu

Sur le magazine allemand Der Spiegel on trouve également une publicité où notre cher président montre ses talents de danseuse, un montage vraiment épatant, si vous la retrouvez sur le net merci de me faire signe. Comme quoi outre Rhin ils ne manquent pas d’humour et profitent de la popularité de Sarko comme argument de vente.